
Avril 2007 – 9 euros
2.5 millions de chômeurs en 2006, un taux de chômage qui oscille entre 8 et 10 % depuis trente ans...

Mai 2007 – 18 euros
Dix ans après s'être éloigné du journalisme au quotidien, l'auteur retrouve un monde toujours à la même place, malgré le choc de 2002, le désaveu des européennes et le discrédit toujours plus fort du petit milieu médiatico-politique. Il a suivi les principaux protagonistes et nous livre ses observations, surprenantes souvent, ironiques toujours. On découvre les phénomènes de cour qui entourent les candidats - Ségolène puis Sarkozy puis Bayrou ! - Le rôle des apparatchiks qui veillent à des détails inimaginables lors des meetings et l'obsession de " la cour " qui finit par rendre anecdotique tous les enjeux de la campagne. On surprend Bayrou en train d'infliger un cours de philosophie des droits de l'homme à une petite assemblée de paysans du Sud-Ouest. Avant de pénétrer dans les coulisses de la " machine Sarkozy ", moins unie qu'il y parait. Un récit qui est à la fois un objet littéraire et un tableau de

Mai 2007 – 9 euros
ILS REVIENNENT! Après le succès de «
Vous saurez tout sur les luttes intestines au sein de chaque clan et les show médiatiques des candidats, les gaffes de Royale et les calculs de Sarkozy, Chirac et Villepin, les cuisines des sondeurs, les secrets du phénomène Bayrou, les manœuvres des candidats pour les 500 signatures, le mystère de Cécilia......Un sujet passionnant traité avec humour et dérision, une analyse originale de la campagne électorale, un scénario foisonnant, et un dessin virtuose…
"Les CHIFFRES de l'économie 2007" par Alternatives Economiques
Présentation de "Les chiffres de l'économie 2007" sur le site web d'Alternatives économiques"
Au miroir des chiffres
Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est le plus populaire ! » En cette période préélectorale, la rumeur d’incessants sondages couvre toute autre forme de débat. Les politiques n’en finissent pas de se mirer dans les yeux des Français. Mais qui tend un miroir à la France ? La campagne devrait être pour le pays l’occasion de faire le point sur lui-même. Au lieu de quoi, petites phrases et mises en scène de la vie privée occupent le devant de la scène. Et quand, enfin, on en vient aux projets, la rupture et le changement sont dans tous les discours, mais rupture avec quoi au juste ? La question est esquivée. Pourtant, le visage de l’avenir ne se dessine pas sur une feuille blanche. Pour se changer, encore faut-il se connaître. Pour s’orienter, il faut déjà savoir où l’on est.
Où en est-on, dans les domaines de l’emploi, du pouvoir d’achat, de l’utilisation des fonds publics, de la sécurité, des inégalités, de l’immigration, de l’environnement, de l’Europe… ? Sur tous ces thèmes, et sur bien d’autres, ce nouveau numéro des « Chiffres de l’économie » propose un état des lieux, à la lumière des statistiques économiques et sociales les plus récentes. Ce faisant, nous prenons les chiffres pour ce qu’ils sont : pour des boussoles permettant d’orienter le débat vers ses véritables enjeux.
Certes, les statistiques ne sont pas des miroirs sans défaut. Nous ne les prenons pas pour des vérités révélées. La richesse, le chômage, la pauvreté, toutes les données sont des constructions. Et comme telles, elles sont toujours contestables. D’autant que la production statistique, toute pléthorique soit-elle, n’en reste pas moins lacunaire. Les statisticiens courent sans cesse après une réalité changeante, qui échappe toujours en partie aux mailles de leurs filets.
C’est pourquoi le meilleur antidote contre le fétichisme du chiffre, c’est la multiplicité des données. Varier les points de vue, déplacer le projecteur, aller au-delà des moyennes est devenu d’autant plus nécessaire que les trajectoires qu’on avait pu croire convergentes se mettent à diverger. L’éclatement des parcours professionnels, pour ne prendre qu’un exemple, recèle de multiples formes de sous-emploi que masque le seul taux de chômage.
Nous ne prétendons pas pour autant à l’exhaustivité. La sélection des thèmes et des données reflète ce que nous croyons important pour comprendre les permanences et les évolutions significatives de notre monde. Entre les experts de la statistique et les simples citoyens, nous tentons de jeter un pont. Car sans ces points de repère concertés, à défaut d’être objectifs, la société resterait opaque à elle-même, incapable de prendre la mesure de ses transformations internes et de sa place dans le monde, mosaïque d’expériences inconciliables et de points de vue particuliers. Et le débat politique continuerait d’entretenir, par de vagues slogans, l’illusion d’une France qui se projette dans l’avenir alors qu’elle ne se connaît pas.
Par Sandra Moatti
« Les chiffres de l'économie 2007 », Hors-série n° 70, 4e trimestre 2006, 7,65 euros
Le SOMMAIRE détaillé :
http://www.alternatives-economiques.fr/sommaires/s_hs70.html
Extrait du livre : INÉGALITÉS : LA GRANDE HYPOCRISIE FRANÇAISE Il n'y a pas à creuser profond pour s'apercevoir que ces chiffres officiels dressent un portrait trompeur de l'état de la société française. C'est pour cette raison même que s'est constitué l'Observatoire des inégalités : la réalité ne colle pas avec les discours sur l'état des lieux du paysage social. Pour de très nombreuses raisons. Par exemple, parce que les données officielles sur les revenus ne prennent en compte que 20 % environ des revenus du patrimoine, tirés des portefeuilles financiers et de la propriété immobilière '. Or, ces revenus progressent plus vite que la moyenne et constituent une part considérable du revenu des catégories aisées, qui possèdent l'essentiel du patrimoine. Sur les cinq dernières années, il est probable qu'une prise en compte de l'évolution de ces revenus aboutirait à constater une hausse des inégalités, en rupture avec la tendance sur longue période.
L'état des inégalités en France
(édition 2007, 19,90 euros)
Louis Maurin, Patrick Savidan
Introduction de Louis Maurin, directeur de l'Observatoire des inégalités, journaliste au magazine Alternatives économiques, président de l'Observatoire des inégalités, maître de conférences en philosophie à l'Université Paris IV (Sorbonne) et de Patrick Savidan, président de l'Observatoire des inégalités, maître de conférence en philosophie de l'Université Paris IV (Sorbonne) :
Il existe un pays où les inégalités de revenus entre les citoyens baissent, où les écarts de salaires entre hommes et femmes se réduisent, où les scolarités s'allongent au profit des plus défavorisés et même où la pauvreté diminue... Ce pays, c'est la France. On peut se frotter les yeux devant les statistiques, c'est bien ce qu'elles montrent. En 1970, les 10% les plus riches gagnaient au minimum 4,8 fois plus que les 10% les plus pauvres. En 1984, c'est «seulement» 3,5 fois plus, et 3,2 fois en 2003. Les femmes rattrapent aussi lentement le salaire des hommes : il y a trente-cinq ans, les salariées du privé employées à temps plein percevaient en moyenne les deux tiers du salaire masculin, contre plus de 80% aujourd'hui. Dans le même temps, la pauvreté se réduit: en 1970, on comptait presque 18% de personnes vivant avec moins de 60% du revenu médian; en 2003, on en compte 12%. En particulier, la pauvreté des personnes âgées s'est considérablement réduite... On pourrait multiplier les exemples de ce type. À l'école notamment, on comptait 20 % de bacheliers par génération en 1970; ils sont 43,5% vingt ans plus tard et 62% aujourd'hui. Les plus défavorisés ont profité de cet allongement des scolarités. Parmi les fils d'ouvriers nés à la fin des années 1960, on comptait 20% de bacheliers; la proportion a presque atteint 50 % pour ceux nés dix ans plus tard.

L'histoire :
La Sorbonne, 6 juin 2098 : Elzéar KESSEL, étudiant en Sciences Politiques, présente sa thèse de doctorat à 'un jury composé, conformément aux lois sur la discrimination positive, d'un afro-européen à forte corpulence, d'une musulmane tendance opposante au voile et d'un juif homosexuel souscatégorie ashkénaze'. Son sujet : un des phénomènes politiques les plus fascinants du début du siècle le SARKOZYSME
Sur 128 pages, de la réalité de ses origines familiales à la prise de l'UMP, de son enfance 'difficile' à ses rapports avec Jacques CHIRAC, de ses premiers pas en politique à ses amitiés médiatiques, de l'élimination féroce de ses rivaux à l'exploitation de sa vie privée, de ses traverséesdu désert à ses ascensions fulgurantes, de BALLADUR à VILLEPIN, du Kärcher aux 'affaires', ce sont 50 ans de la vie du candidat Président qui sont retracés avec minutie et humour.
Loin des clichés et des visions simplistes, mais avec un sens de la satire et de la parodie vertigineux, cet ovni journalistique captive de la première à la dernière bulle.
La France invisible
Enquêtes sur un pays en état d'urgence sociale
La Découverte Prix public : 26,00 EUR
Présentation par l'éditeur
En France, la proportion de précaires est plus élevée dans le public que dans le privé, de plus en plus de personnes ne demandent pas les prestations sociales auxquelles elles ont droit, la plupart des SDF ont une adresse, la moitié des adolescents qui se suicident sont homosexuels, les licenciés qui retrouvent un emploi connaissent presque systématiquement une perte de revenu, les femmes au foyer sont souvent des chômeuses dissimulées, un ouvrier non qualifié a deux fois et demie plus de risques de décéder avant soixante ans qu'un ingénieur...
C'est l'existence de millions d'hommes et de femmes, ceux et celles qui constituent la "France invisible", que l'on découvrira dans ce livre hors normes. La France invisible, ce sont des populations qui, malgré leur nombre, sont masquées, volontairement ou non, par les chiffres, le droit, le discours politique, les représentations médiatiques, les politiques publiques, les études sociologiques, ou se retrouvent enfermées dans des catégorisations dépassées qui occultent leurs conditions d'existence.
À la manière d'un dictionnaire des idées non reçues, La France invisible propose des enquêtes, des portraits, des témoignages et des analyses permettant de mieux comprendre une société de plus en plus aveugle à elle-même. Ce travail d'investigation sociale s'est appuyé sur un dispositif inédit, associant étroitement des journalistes et des chercheurs. Publié à la veille de la campagne pour l'élection présidentielle de 2007, La France invisible brosse le portrait d'un pays qui ne ressemble pas à celui auquel les candidats vont s'adresser.
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" La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? " proclame Laurence Parisot, présidente du Medef. Nicolas Sarkozy est ovationné par le Medef lorsqu'il défend une " rupture " avec le " modèle social français ". Ensemble ils veulent mettre à bas le droit du travail et généraliser la précarité. Madame Parisot veut même changer l'article 34 de la Constitution française pour enlever aux élus du peuple le pouvoir de légiférer souverainement sur le droit du travail et la protection sociale. Elle défend un système corporatiste où domineraient employeurs et actionnaires, au détriment des salariés. Ce livre analyse la déconstruction de 150 ans d'histoire républicaine et sociale. Avec l'instauration du CNE, qui permet de licencier sans motif, le rétablissement de l'apprentissage pour les jeunes à 14 ans, MM. Villepin et Larcher avaient mis en chantier la réécriture des 3 851 articles du Code du travail, à droits très allégés. Leurs buts ? Mettre à mal le CDI, le droit du licenciement, la durée légale du travail, le droit de grève, les droits syndicaux, l'inspection du travail... Mais la formidable mobilisation des jeunes et des salariés contre le CPE, appuyée par une écrasante majorité de l'opinion, les a contraints à reporter leur projet après la présidentielle. Si la droite gagnait avec Nicolas Sarkozy en 2007, communautarisme et corporatisme seraient les deux mamelles de " la France d'après ". À tous les citoyens de découvrir l'ampleur de cette menace. A la gauche de défendre une véritable alternative. |
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Gérard Filoche, socialiste, syndicaliste, inspecteur du travail, publie son quinzième livre, plus percutant que jamais pour défendre les droits des salariés. |
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"Voyage en France : l'emploi"
dans l'hebdomadaire "La vie" n°3185 du 14 septembre
http://www.lavie.presse.fr/index.php?idPage=10
"Les nouveaux prolétaires"
dans l'hebdomadaire "Marianne" n° 491 du 16 septembre
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Jacques Cotta a été professeur de mathématiques jusqu’en 1985, avant de devenir journaliste. Il a notamment collaboré à Radio France, à divers supports de presse écrite (Libération, Le Canard enchaîné…), ainsi qu’à plusieurs émissions de télévision (Droit de réponse sur TF1, Edition spéciale, Place publique puis Envoyé spécial sur France 2…). Il a publié Dans le secret des sectes (Flammarion, 1992) et L’Illusion plurielle. Pourquoi la gauche n’est plus la gauche (J.C. Lattès, 2001).
Plus de 7 millions de personnes qui travaillent et perçoivent un salaire se trouvent dans l’incapacité de se nourrir, de se loger ou de s’habiller décemment, de même que leur famille. Plus de 3 sans domicile fixe sur 10 ont un travail à temps complet, partiel ou précaire, gagnent souvent entre 900 et 1 300 euros, et pourtant cherchent soir après soir où dormir… Nous voilà dans le monde des travailleurs pauvres !
Alors que jamais le pays n’a été aussi riche, la précarité s’est développée sur un mode exponentiel. En dix ans, l’intérim a augmenté de 130 %, le nombre de CDD de 60 %, les CDI de seulement 2 %. Plus d’un million de personnes bénéficient du RMI, plus de 500 000 de l’allocation solidarité. Les jeunes et les femmes constituent la chair à canon d’un système qui s’accommode fort bien de cette précarité, au point de vouloir l’institutionnaliser. Ainsi, entre la moitié et les deux tiers des femmes qui travaillent ont un contrat au sigle étrange – CES, CIE, CEC… –, touchent moins de 750 euros par mois et vivent seules ou avec un conjoint au chômage. Elles forment 90 % des familles monoparentales.
Cela n’arrive qu’aux autres ? Erreur ! Tout le monde peut être concerné du jour au lendemain après un drame personnel, un événement familial, un licenciement… Au cours de cette enquête dans la lignée du Peuple d’en bas de Jack London ou de Dans la dèche à Paris et à Londres de George Orwell, Jacques Cotta a rencontré des personnes qui peuvent en témoigner : André, ancien prof surdiplômé, Eric, assureur autodidacte, Jean-François, boucher charcutier, Yves, coiffeur dans la marine reconverti sur la terre ferme, Etienne, informaticien recyclé dans le gardiennage, Roland, manutentionnaire, Jean, jardinier… Autant de travailleurs dont on n’aurait jamais soupçonné, au premier abord, qu’ils pouvaient être touchés par cette nouvelle pauvreté. Ils avaient une famille, une maison, pignon sur rue, et ils ont tout perdu.
Ce sujet qui dérange, et que les hommes politiques n’abordent que rarement, sera sans doute au cœur des débats dans la perspective des élections de 2007. L’occasion, donc, de poser quelques questions à ceux qui nous gouvernent ou qui en ont l’ambition.
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