Présentation

  • : le blog patricksalmon
  • le blog patricksalmon
  • : Politique
  • : patricksalmon.over-blog.com Chômage, le FIASCO des politiques Balland Essai ; septembre 2006. Ancien directeur d'une agence locale pour l'emploi, Patrick Salmon est syndicaliste à l'ANPE. Contact auteur : patrick.salmon@cegetel.net
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Médias

Pour bien s'informer...
Mediapart.fr
LaTéléLibre.fr
Rue89
Arret sur images
Backchich.info

Ils parlent du livre
et du blog

BFM Radio
Les grans débats
Mercredi 1er octobre

France Culture
Le 18 h
Lundi 29 septembre

Sud Radio
La matinale
Jeudi 17 avril

Metro
Mardi 15 avril 

Radio Classique
"La matinale"
Lundi 23 juillet

France Bleu Ile de France 
"C l' moment d'en parler"
avec Olivier DAUDE
Jeudi 3 mai à 17 h 05

 Jobetic.net
Mercredi 25 avril

Radio Nostalgie
Le journal de 8 h
Vendredi 31 mars

Radio Classique
"Le débat de la rédaction"
animé par Arnaud Fleury
Invités : Valérie Pécresse,
Alain Bocquet, Patrick Salmon...
Jeudi 29 mars 
19 h15 - 20 h

Radio Classique
"La matinale"
Mercredi 28 mars

France Culture
"Du grain à moudre" par
Julie Clarini et Brice Couturier
Lundi 12 mars
de 17 h à 17 h 55


La Voix du Midi
Le 8 mars

RMC 
"Les grandes gueules"
Mercredi 07 mars à 11 h 30


Economie Matin
6 février

L'Indépendant
30 janvier
L'éditorial de
Bernard Revel
 

France Bleu Gironde
Patrick Salmon et Fabienne
Brutus dans l'émission
de Nicolas Fauveau
Mardi 16 janvier
de 11 à 12 heures

 Radio Classique
C'est dans l'actualité
Vendredi 5 janvier
à 6 h 20

 France Culture
Le livre de la rédaction
Dimanche 31 décembre
12 h 35

 AgoraVox
Le média citoyen


Actuchômage.org
1er décembre

 Yahoo Actualités
30 novembre 

Entreprise et Carrières
28 novembre

Radio France
La web radio de
la présidentielle
23 novembre

Débat2007.fr
site web
Tribune libre
16 novembre  

    Alternatives Economiques
Site web
Novembre 2006

Partage n° 190
paru le 1er octobre

Beur FM
106.7 à Paris ou sur internet.
Jeudi 26 octobre de 9h 10 à 10 h

Direct 8 - Direct matin
avec Caroline Ithurbide et Boris Ehrgott
Mardi 17 octobre à 7 heures 20

Le Poher
L'hebdo du Centre Bretagne
Semaine du 11 au 17 octobre

Témoignages
Quotidien de l'Ile de la Réunion
Jeudi 28 septembre

Ouest France
Edition de Loudéac - Rostrenen
Jeudi 28 septembre et lundi 2 octobre
Edition de Carhaix
Vendredi 20 octobre

Le Télégramme
Edition de Rostrenen
Jeudi 28 septembre
Edition de Carhaix
Mardi 24 octobre

Radio Shalom
94.8 à Paris ou sur internet
Avec Patrick GIRARD
Mardi 26 septembre à 19 h 15

France Inter - le 6 / 7
Avec Patricia MARTIN
Jeudi 21 septembre à 6 h 24

BFM Radio 
Avec Hedwige CHEVRILLON
Mercredi 20 septembre à 13 h 30

France Bleu Ile de France 
"C l' moment d'en parler"
avec Olivier DAUDE
Mercredi 6 septembre à 17 h.

RMC 
"Les grandes gueules"
avec Olivier Truchot, André Daguin, Sophie de Menthon et Jacques Maillot
Jeudi 31 août à 12 h 05

France Culture
"Le journal de 18 heures"
Le jeudi 31 août  à 18 h.

Le Midi Libre
(Edition de Narbonne) 
le 9 septembre

L'indépendant
(Edition de Narbonne)
Le 10 septembre

Jobetic.net

"Mon petit observatoire
du recrutement"
d'Olivier Davoust

"Emploi, carrière, recrutement
RH, blogs..."
de Christophe Blaquez

Actuchômage.org
(cliquez sur ces sites dans la rubrique "liens" ci-dessus) 

 

Vendredi 1 juin 2007 5 01 /06 /Juin /2007 21:16

VALDEREUIL (Eure), 1 juin 2007 (AFP) - 18h11 
Le Haut commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch a donné vendredi le coup d'envoi à l'expérimentation dans l'Eure du Revenu de solidarité active (RSA) destiné à favoriser le retour à l'emploi des bénéficiaires du RMI sans les pénaliser financièrement. "Il faut faire en sorte que le retour au travail permette aux gens de progresser avec l'idée que solidarité et activité ne s'opposent pas", a déclaré Martin Hirsch à Val-de-Reuil (Eure) au cours d'une réunion destinée à présenter à des allocataires du RMI le dispositif retenu. Le conseil général de l'Eure, présidé par le socialiste Jean-Louis Destans, a été chargé par l'Etat de mener à bien sur son territoire cette expérimentation qui pourrait ultérieurement être étendue à d'autres départements. Le dispositif qui s'applique depuis vendredi dans les huit cantons composant l'Unité territoriale d'action sociale (Utas) de Louviers prévoit le versement d'un complément de revenu à partir d'un quart de temps de travail. "La somme variera selon la situation de la famille avec l'objectif de permettre au foyer de sortir du seuil de pauvreté", a précisé Patricia Amiens, directrice de cette Utas. A ce complément s'ajoute éventuellement "un coup de pouce" financier pour permettre à l'allocataire du RMI de mettre de l'essence dans sa voiture ou de faire garder ses enfants, lors du premier mois de travail. Enfin, un "accompagnateur" est chargé de suivre la personne concernée dans ses rapports avec son entreprise ou les services sociaux.

Par Patrick Salmon - Publié dans : Les actions de Martin HIRSCH
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 1 juin 2007 5 01 /06 /Juin /2007 09:17

Source :

"Le site satirique francophone de bon goût dont toutes les informations sont fausses"
 http://www.desinformations.com/news.php?_id=1306

La publication d'un taux de chômage historiquement bas a provoqué la colère de Nicolas Sarkozy. Le nouveau locataire de l'Elysée a convoqué son premier joggeur François Fillon sur le champ pour exiger des explications sur ce taux miraculeux de 8,2% publié à peine deux semaines après la passation de pouvoirs. "Quand on a vendu aux Français que tout est possible", a prévenu le Président, "ça ne voulait pas dire qu'ils vont gober n'importe quoi !". Nicolas Sarkozy a exigé des statistiques du chômage "irréfutables" pour la fin du mois de juin.

Par Patrick Salmon - Publié dans : EMPLOI et CHOMAGE : les ACTIONS du gouvernement
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /Mai /2007 22:39

Donc la présidence Sarkozy sera une présidence absolue… « Il veut tout contrôler, tout diriger (…) Il veut tout dévorer, tout absorber, tout broyer, tout digérer » affirme François Hollande lors du meeting socialiste au Zénith de Paris ce mardi soir. Face à ce pouvoir vorace, pas de doute, le chômage va rapidement disparaître… Pourquoi ? Mais tout simplement parce que Sarko nous l’a promis… Le taux de chômage sera bientôt de 5 % et le temps de la France du plein emploi sera enfin là. D’ailleurs, ça commence déjà…Le chômage commence d’être englouti… Les médias nous le ressassent depuis hier soir : le taux de chômage, en baisse de 0,1 %, s’établit à 8,2 % à la fin du mois d’avril ; le nombre de chômeurs de catégorie 1 est désormais de 2 011 300. Le mois prochain, promis juré, on passe sous la barre symbolique des 2 millions. Et là, grosse opération de com à prévoir, le « travailler plus pour gagner plus » produit déjà ses effets… Le travail est revalorisé et le Sarko tout excité est au vingt heures de TF1 pour célébrer l’événement…

Et pendant ce temps là se tiennent des « Etats généraux des chiffres du chômage et de la précarité ». C’était ce mardi après midi à Paris. C’était organisé par le collectif ACDC (Les autres chiffres du chômage), par des syndicats du ministère de l'Emploi, de l'Insee et de l'ANPE, et par des associations de chômeurs (AC!, MNCP). On y a entendu des propos qui ne s’inscrivent pas vraiment dans le sarkozysme ambiant. Florilège.

« Le taux de chômage est un indicateur de moins en moins pertinent pour juger de l'efficacité du marché de l'emploi  en raison d’une porosité croissante entre le chômage et d'autres catégories comme les Rmistes ou les personnes en invalidité » affirme, en substance, Raymond Torrès, économiste à l'OCDE. « Il faut arrêter de publier ces chiffres tous les mois et se concentrer sur les statistiques trimestrielles de l'enquête Emploi de l'Insee » surenchérit Esther Duflo, économiste au MIT (Massachusetts Institute of Technology) qui enfonce le clou : « Les évolutions mensuelles n'ont pas grand chose à nous dire sur l'efficacité des politiques publiques, mais dépendent surtout de variations saisonnières et d'évolutions macroéconomiques (…) L'attention portée à ce chiffre tous les mois conduit les hommes politiques à décider des actions qui vont avoir un effet immédiat, même s'ils savent que ce ne sont pas les bonnes politiques ».

La plupart des intervenants de ces « Etats généraux » ont contesté l'intérêt d'une publication des chiffres du chômage tous les mois et ils ont dénoncé les effets pervers d'un "bruit médiatique" mensuel qui ne dit rien, entre autres, de la précarisation de l'emploi ou de sa rémunération.

Ces contestataires ont proposé une alternative : il s’agit de faire de l’enquête Emploi de l’INSEE « le pivot de l'information statistique en matière de chômage ». Rappelons que les chiffres du chômage publiés mensuellement sont issus des demandeurs d'emplois inscrits à l'ANPE, tandis que l'enquête Emploi de l'Insee, réalisée chaque trimestre, repose sur des entretiens avec 75.000 Français sur la base de la définition du taux de chômage du BIT (Bureau international du Travail). Cette enquête emploi est « la seule source permettant de fournir simultanément les informations sur l’emploi et sa qualité qui sont indispensables pour interpréter les évolutions du chômage » affirme le communiqué de presse diffusé par ACDC. 

Plusieurs intervenants ont proposé la création de nouveaux indicateurs visant à quantifier et à qualifier des phénomènes aussi divers que le déclassement, la précarité, la sous rémunération où même les conditions de travail. L’ensemble de ces données permettrait de mesurer l’emploi inadéquat. « Ces nouveaux indicateurs sont indispensables pour mettre fin aux politiques de l'emploi qui ont privilégié depuis 30 ans les contrats aidés avec des bas salaires et des contrats flexibles » estime Thomas Coutrot, du collectif ACDC. Pour lui, « la réticence des cabinets ministériels à faire évoluer le calcul du chômage tient au fait que les ministres n'ont pas envie d'être jugés sur la hausse des indicateurs de précarité, quelques mois après avoir fait baisser ceux du chômage ». La réussite de la communication n’a vraiment pas de prix…

« Quels indicateurs pour quelles politiques publiques ? » interrogeait la dernière table ronde des Etats généraux… Là, le vrai problème c’est que Nicolas Sarkozy a déjà répondu à cette question. Il l’a SON indicateur au service de SA politique. C’est même l’indicateur idéal… Il s’agit tout simplement de l’actuelle catégorie 1 des demandeurs d’emploi qui permet de rendre invisible nombre de chômeurs. Un indicateur aisément malléable dont l’efficacité n’est plus à prouver. S’il n’existait pas déjà, Nicolas Sarkozy l’aurait sans doute inventé cet indicateur rêvé… Nul doute qu'en continuant à médiatiser des statistiques arrangées ne correspondant pas à la réalité, il sera aisé d'afficher bientôt 5 % de chômeurs et donc... le plein emploi !

Par Patrick Salmon - Publié dans : Les ARTICLES de Patrick Salmon
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /Mai /2007 17:28

En France, plus de 1,3 millions de personnes ne peuvent pas vivre de leur travail. Pour lutter contre cette réalité, Martin Hirsch, devenu haut commissaire contre la pauvreté du gouvernement Fillon, a créé le revenu de solidarité active (rsa). La mise en place de ce complément de revenu est expérimentée dans l'Eure et devrait être étendue à tout le territoire.





















Martin Hirsch expérimente avec Jean-Louis Destan (ici à droite), président du Conseil général de l'Eure la mise en place du Revenu de solidarité active dans ce département.

Un combat mené depuis plusieurs années

Compléter les revenus du travail par les revenus de la solidarité nationale, l'idée semble, au premier abord, contestable mais mérite qu'on y réfléchisse. D'autant qu'elle pourrait bientôt passer du stade expérimental et local, comme dans l'Eure, à l'échelon national.

C'est en tout cas la mission confiée par le président de la République Nicolas Sarkozy à Martin Hirsch, nommé, le 18 mai, haut commissaire dans le gouvernement Fillon.

Un poste qui revenait de droit au successeur de l'Abbé Pierre à la tête d'Emmaüs France, tant l'homme a fait de cette ré­­forme des minima sociaux son combat depuis plusieurs années.

« Le revenu de solidarité active devait être, en 2005, la mesure phare de la Conférence de la famille, rappelle l'économiste Denis Clerc. A l'époque, le ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille, Philippe Douste-Blazy, avait demandé à une commission présidée par Martin Hirsch, de proposer des mesures destinées à réduire la pauvreté des enfants. C'est ainsi qu'est né le RSA. Mais avec le changement de Premier ministre qui a suivi le référendum européen, le projet a vite été enterré par le nouveau gouvernement. »

La proposition de Revenu de solidarité active part d'un constat qui reste pourtant tristement d'actualité : en France, une grande partie de nos compatriotes ne peuvent pas vivre de leur travail. Soit parce qu'ils n'ont pas d'emploi (9 % de chômeurs auxquels il faut ajouter les « assistés » et les « exclus »), soit parce que celui-ci n'est pas assez rémunérateur. Ce phénomène de la « pauvreté laborieuse » n'est pas négligeable. Il concernerait, selon l'Insee, près de 1,3 million de personnes. « Sans doute près de 3,4 millions si l'on tient compte de tous les salariés qui gagnent moins que le Smic », précise la sociologue Margaret Maruani.

Plus de 50 dispositifs d'aides diverses

« En France, quand on perçoit un minimum social, le retour à l'emploi est rarement une 'bonne affaire' car, dès lors que l'on tombe dans le temps partiel, le revenu du travail compense rarement, ou à peine, le revenu social perdu. Et ne permet pas, dans tous les cas, de sortir de la pauvreté », résume Denis Clerc. Le RSA veut rompre avec ce cercle vicieux en proposant une nouvelle équation sociale basée sur une prestation qui pondère l'aide fournie en fonction des revenus et de la configuration familiale. Une véritable petite révolution dans la manière de travailler des services sociaux.

L'opération peut en effet rapidement virer au casse-tête. « Dans l'Eure, nous avons identifié, à côté du RMI, plus de 50 dispositifs d'aides diverses : prestations familiales, aides au logement, exonérations d'impôts, tarifs préférentiels ou couverture médicale universelle (CMU)..., souligne Patricia Amiens, responsable du projet RSA de Louviers. Pour arriver à calculer, de manière personnalisée et juste, le soutien financier auquel pourrait avoir droit tel ou tel bénéficiaire au titre du Revenu de solidarité active, il nous a fallu tenir compte de tous ces paramètres. Ce qui, techniquement, représente un travail lourd et complexe. »

Mais l'enjeu principal est ailleurs. « Politiquement, le pari est osé car l'opinion pu­­blique peut nous reprocher de distribuer trop largement l'argent public à ceux qui ne travaillent pas assez et d'encourager le développement du temps partiel. Les dérapages sont toujours possibles, mais je suis prêt à courir le risque car le système actuel est bloqué et il faut bien imaginer autre chose », conclut Jean-Louis Destans.

Un risque très calculé puisque le dispositif RSA mis en place dans l'Eure fera l'objet d'une évaluation régulière tout au long des trois ans que durera l'expérimentation. Un premier rendez-vous a été fixé fin 2007. D'ici là, douze autres départements devraient se lancer dans l'aventure avec le soutien de l'Agence nouvelle des solidarités actives (Ansa).

De notre envoyé spécial, Antoine d'Abbundo. Photo : D.R

A lire
La pauvreté en héritage, de Martin Hirsch et Sylvaine Villeneuve, Ed. Robert Laffont, 2006 ; 18 €. 
Les mécomptes du chômage, Ed. Bayard, 2002, 200 p. ; 18 €.

Par Patrick Salmon - Publié dans : Les actions de Martin HIRSCH
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /Mai /2007 15:28

La reprise d'un emploi est le premier motif de sortie du RMI et de l'ASS : la moitié des sortants de ces deux minima sociaux occupent un emploi, emploi aidé pour un quart d'entre eux mais CDI pour environ un tiers. Tel est le résultat de l'enquête menée mi-2006 auprès de 6 800 allocataires inscrits au RMI, à l'ASS ou à l'API au 31 décembre 2004 et interrogés 18 mois plus tard.

La suite est à lire sur le site du ministère : http://www.travail.gouv.fr/actualite-presse/breves/sortie-minima-sociaux-acces-emploi-premiers-resultats-enquete-2006-5505.html

Par Patrick Salmon - Publié dans : Les actions de Martin HIRSCH
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /Mai /2007 09:30

Des chercheurs se sont interrogés mardi sur la pertinence de la publication mensuelle des chiffres du chômage de l'ANPE, lors des "Etats généraux des chiffres du chômage et de la précarité" organisés par le collectif Autres chiffres du chômage (ACDC), la veille de l'annonce des chiffres du mois d'avril.

"Il faut arrêter de publier ces chiffres tous les mois et se concentrer sur les statistiques trimestrielles de l'enquête emploi de l'Insee", a estimé Esther Duflo, économiste au MIT (Massachusetts Institute of Technology), soulignant que "les évolutions mensuelles n'ont pas grand chose à nous dire sur l'efficacité des politiques publiques, mais dépendent surtout de variations saisonnières et d'évolutions macroéconomiques".

"L'attention portée à ce chiffre tous les mois conduit les hommes politiques à décider des actions qui vont avoir un effet immédiat, même s'ils savent que ce ne sont pas les bonnes politiques", a-t-elle ajouté.

"Le nombre de chômeurs donné par l'ANPE est à la fois un levier d'action politique, sur lequel des mesures peuvent avoir un effet immédiat comme les radiations, les contrats aidés ou les entrées en stage, et c'est aussi un thermomètre", a-t-elle noté, en soulignant que "ce mélange des genres est néfaste".

"Le taux de chômage est un indicateur de moins en moins pertinent pour juger de l'efficacité du marché de l'emploi", a ajouté Raymond Torrès, économiste à l'OCDE, soulignant "une porosité croissante entre le chômage et d'autres catégories", comme les Rmistes notamment.

"Il faut aller vers un concept de + non emploi + plus large que celui du chômage, pour pouvoir mesurer la précarité et la pauvreté dans l'emploi", a-t-il dit, en citant comme "indicateurs qui seraient utiles les travailleurs pauvres et le déclassement salarial".

Le collectif d'associations, syndicats et statisticiens ACDC (Les autres chiffres du chômage) conteste depuis Noël les chiffres officiels du chômage issus des demandeurs d'emplois inscrits à l'ANPE.

Par Patrick Salmon - Publié dans : Données et opinions sur l'EMPLOI et le CHOMAGE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /Mai /2007 09:25

Hier après-midi, suite à cinq heures de débats très riches, les participants des Etats généraux des chiffres du chômage et de la précarité ont abouti aux conclusions suivantes :

• A l'unanimité, les intervenants ont estimé qu'il fallait cesser d'utiliser les chiffres de l'ANPE, qui sont à leurs yeux :
=> insuffisants car uniquement basés sur l'échantillon des demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE alors que, par exemple, des centaines de milliers de jeunes et de RMIstes ne le sont pas…
=> inadaptés, ne serait-ce qu'en raison des 8 catégories qu'il faut redéfinir (voire, pour certaines, supprimer) car elles sont en majorité obsolètes ou incongrues. Il a été proposé d'élargir la catégorie 1 qui n'inclut pas, par exemple, les chômeurs en CRP/CTP ou en formation et ne tient compte que du critère de recherche "CDI à temps plein".

Ils ont insisté sur le caractère provisoire et donc tronqué des chiffres du chômage que Jean-Louis Borloo va s'évertuer à nous servir encore chaque mois jusqu'à l'automne.

La suite est à lire sur l'excellent site Actuchomage.org :
http://www.actuchomage.org/print.php?sid=2796

Par Patrick Salmon - Publié dans : Données et opinions sur l'EMPLOI et le CHOMAGE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 20 mai 2007 7 20 /05 /Mai /2007 15:10
 

Martin Hirsch confirme son objectif de transformer le revenu minimum d'insertion (RMI), qu'il juge "totalement dépassé", et de s'atteler à la mise en oeuvre d'un "revenu de solidarité active" (RSA).

Président d'Emmaüs France [1] - et plutôt classé à gauche -, Martin Hirsch a été nommé vendredi Haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté dans le gouvernement de François Fillon avec pour objectif de réformer les minima sociaux.

"Le RMI a été constitué dans un certain contexte et aujourd'hui, il est totalement dépassé. Il enferme les personnes dans des situations d'exclusion du monde du travail et il les maintient dans la pauvreté", a-t-il dit sur RTL. "Donc, il faut savoir conjuguer les deux. C'est pour ça que j'ai tenu à avoir ce mot de «solidarité active» dans mes fonctions, d'avoir quelque chose dans lequel on rassemble ces deux mêmes idées, on peut avoir besoin de continuer à être soutenu quand on reprend du travail. (...) "Ce sera peut-être la transformation du RMI en quelque chose, ce sera certainement ce que l'on a déjà discuté beaucoup avec les syndicats avec les associations".

Pour Martin Hirsch, "qu'on soit de droite ou de gauche, je pense qu'on est convaincu qu'on ne peut plus garder un système dans lequel travailler maintient pauvre, ou bien dans lequel on est exclu du monde de l'emploi, du monde du travail parce que l'on considère que les exigences du travail sont trop fortes pour des millions de personnes."

(Source :
L'Express)

[1] NDLR : à cette heure, Martin Hirsch a démissionné de la présidence d'Emmaüs France afin de ne pas mettre en cause l'indépendance du mouvement fondé par l'Abbé Pierre.

Par Patrick Salmon - Publié dans : Les actions de Martin HIRSCH
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 19 mai 2007 6 19 /05 /Mai /2007 18:04
La nomination comme haut-commissaire de l'ex-président d'Emmaüs-France, proche de la gauche doit marquer l'ouverture


ourquoi vous, qui êtes un homme de gauche, avez-vous accepté d'entrer dans le gouvernement comme haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté ?
Pour réduire la pauvreté, pour que l'objectif de plein-emploi soit directement lié à une diminution du nombre de travailleurs pauvres. J'ai trop bataillé pour convaincre qu'il fallait une réforme des minima sociaux n'opposant plus solidarité et travail pour me défiler quand il s'agit de la mettre en oeuvre. Ce projet découle d'une réflexion conduite dans la commission "famille, vulnérabilité et pauvreté", que j'avais présidée. En 2005, elle avait réuni des élus UMP et PS, des responsables syndicaux et associatifs, des experts, et proposé, entre autres, la création du revenu de solidarité active (RSA). Comme cela n'avançait pas assez vite, nous avons fondé l'Agence nouvelle des solidarités actives (ANSA), pour commencer à travailler avec les départements volontaires. Nous avons obtenu en 2006 un premier bout de loi pour amorcer des expérimentations.
Mes entrevues avec Nicolas Sarkozy ont eu pour objet de le convaincre qu'il fallait retenir la conception de la réforme adoptée par la commission "famille, vulnérabilité et pauvreté", ce qui supposait des différences avec ce qu'il avait dit dans la campagne. Je préférais rester à l'extérieur, il a fait valoir les arguments d'efficacité et de moyens. Si je refusais et que la réforme n'allait pas dans le bon sens, chaque fois que j'aurais critiqué on m'aurait rétorqué : "Il n'avait qu'à y aller."

Ne craignez-vous pas que l'on vous reproche d'être solidaire d'un gouvernement qui a l'intention de prendre des mesures condamnées par la gauche ou critiquées par le mouvement Emmaüs, dont vous avez été le président pendant cinq ans ?
Je ne suis ni dupe ni naïf. J'ai conscience que, sur un certain nombre de sujets, l'équipe de M. Fillon va agir dans un sens qui ne correspondra pas forcément à mes orientations. Mais l'intitulé de ma fonction n'est pas anecdotique : je suis plus dans la position d'un haut fonctionnaire ou d'une autorité administrative que d'un responsable politique. J'appartiens certes au gouvernement et suis directement rattaché au premier ministre, mais sans avoir le titre de ministre ou de secrétaire d'Etat. Dans l'histoire de la Ve République, cela ne s'était jamais produit. Cette solution d'équilibre me permet d'être moins impliqué que les autres membres du gouvernement dans les choix politiques qui seront effectués en dehors de mon champ d'attributions. Je reste dans l'engagement non partisan qui était le mien jusqu'à présent.

Userez-vous de votre liberté de parole lorsque le gouvernement légiférera dans un sens qui ne vous convient pas ?
Je ne vais pas passer mon temps à commenter ce qu'il va faire. Aujourd'hui, je deviens acteur sur un segment de politique publique, qui me paraît fondamental si l'on veut combattre les phénomènes d'exclusion sociale. Je souhaite peser à 100 % pour que le RSA devienne une réalité.

Quels seront vos grands axes ?
La réforme à laquelle je m'attelle touchera à la fois les allocataires des minima sociaux et les travailleurs pauvres. Elle vise à donner à ces publics un véritable emploi et un salaire, afin qu'ils sortent de la pauvreté. Il n'est pas question de leur proposer des activités d'intérêt général, mal rétribuées et peu gratifiantes. M. Sarkozy a souhaité qu'un projet de loi soit élaboré dès cette année. Je le présenterai en conseil des ministres puis le défendrai au Parlement. J'espère que nous pourrons ainsi amplifier les expérimentations lancées, avant de les généraliser dans un deuxième temps. Il nous faut inventer une politique qui permette d'agir simultanément contre tous les obstacles à la reprise d'un emploi : problèmes de santé, garde d'enfants, moyens de transport, etc.

De quels moyens disposerez-vous ?
L'idée est de conserver les mêmes méthodes, de partir du local et de s'appuyer sur une structure légère, souple, réactive, qui pourra avoir autorité sur les administrations concernées. Le président et le gouvernement ont, par ailleurs, conscience que la réforme dont j'ai la charge nécessitera un effort budgétaire substantiel.

Propos recueillis par Bertrand Bissuel
Article paru dans l'édition "Le Monde" du 20.05.07

Par Patrick Salmon - Publié dans : Les actions de Martin HIRSCH
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 17 mai 2007 4 17 /05 /Mai /2007 15:56

François Fillon, le nouveau Premier ministre, était ministre de l'Emploi et des Affaires sociales de mai 2002 à avril 2004. Lorsque François Fillon arrive au ministère le chômage est officiellement de 9,1 %, soit 2 221 700 demandeurs d’emploi. Lorsqu’il quitte ses fonctions les statistiques officielles indiquent un taux de chômage de 9,8 %, soit 2 430 700 demandeurs d’emploi. François Fillon ministre de l'Emploi, c'est, selon les chiffres officiels, plus de 200 000 chômeurs de plus en moins de deux ans.

« L’emploi, c’est ma préoccupation première, c’est la priorité nationale », affirmait alors le premier ministre de l’époque, Jean-Pierre Raffarin, le 23 novembre 2003, sur Europe 1. Les emplois jeunes étaient supprimés et c’est un virage libéral de la politique de l’emploi qui était mis en œuvre. La droite se voulait déjà décomplexée et elle allait déjà faire passer le retour à l’emploi avant l’assistanat. « Il faut prendre un certain nombre de mesures pour convaincre [les chômeurs] d’accepter les postes qu’on leur propose », lançait François Fillon dans Les Échos du 20 novembre 2003. Personne ne peut ignorer « la grogne qui monte de plus en plus dans l’opinion publique au regard de certains chômeurs qui ne souhaitent pas reprendre un emploi », insistait le ministre, le même jour, sur France Inter. Le chômeur, dans les discours et les interviews de François Fillon, n’était alors très souvent qu’un assisté social, c’est-à-dire le contraire d’une victime. À l’inverse, l’entreprise était considérée comme vertueuse ; elle ne pouvait produire de l’exclusion humaine. Cette entreprise était parfois elle-même une victime lorsqu’elle n’arrivait pas à trouver de salariés pour satisfaire ses offres d’emploi… On parlait alors du scandale des 300 000 offres d’emploi non satisfaites. Personne ne parlait du scandale des demandes d’emploi non satisfaites de plus de 3 millions de chômeurs… C’est pourtant bien le « droit à l’emploi » qui est inscrit dans le préambule de la Constitution.

Fin 2003, François Fillon fixait pour objectif de réduire d’un tiers, au cours de l’année 2004, les offres d’emplois non satisfaites. Mais il n’était pas alors question de s’interroger sur la faiblesse des salaires ou sur les lamentables conditions de travail existant parfois dans ces secteurs d’activités qui peinent à trouver de la main d’oeuvre… Pour François Fillon, c’est au demandeur d’emploi qu’il faut s’intéresser… en l’indemnisant moins et en le contrôlant plus… L’ASS (Allocation de Solidarité Spécifique), ce minimum social que touchent les chômeurs n’ayant plus aucun autre droit indemnitaire, sera donc limitée à deux ans au plus : « On ne peut indemniser le chômage indéfiniment », déclarait François Fillon. Les sommes dévolues à l’ASS sont dès lors abaissées de 43 % par rapport au montant voté dans le budget initial de 2002 sous le gouvernement de Lionel Jospin. Quant au contrôle de la recherche d’emploi, le ministre envisageait la mise en place d’un système d’indemnisation des chômeurs gradué en fonction des efforts qui sont faits pour retrouver un emploi. Il s’agissait de traquer les chômeurs qui se seraient installés dans l’assistanat et de les ramener vers l’activité. C’est à ce moment-là que le RMI devenait RMA ! Le revenu minimum d’activité devait se substituer progressivement au revenu minimum d’insertion, mais pour le toucher, il fallait et il faut avoir une activité… L’opération permettait surtout à l’État de se débarrasser de ce dispositif en le refilant en totalité aux conseils généraux.

Cette approche libérale pariait sur la fluidité et l’activité du marché du travail pour résorber le chômage. Ce choix idéologique signifiait également moins d’État et moins de financement public alloué à la politique de l’emploi. L’évolution des budgets concernant les emplois partiellement financés par l’État permet de mesurer l’ampleur de cette politique. Si on compare les sommes votées pour 2004 à celles qui ont été votées pour le budget initial de 2002 (le dernier préparé par le gouvernement Jospin), il apparaît que le budget consacré aux emplois-jeunes a été divisé par deux. Ces derniers disparaîtront par la suite, et la somme consacrée au financement des CES (Contrats Emploi Solidarité) diminue de 47 %. Le montant dévolu au financement des préretraites est lui aussi en baisse de 47 %. A contrario, le gouvernement trouve de l’argent pour exonérer les entreprises de certaines de leurs cotisations sociales ; le budget est, là, en hausse de 12 %. Dans cette même logique, 416 millions d’euros sont prévus pour financer des contrats jeunes en entreprise. Ces contrats, créés à la rentrée 2002, consistent en des baisses de charges pour les entreprises employant des jeunes peu formés. Au total, le budget du ministère de l’Emploi et des Affaires sociales est en baisse de 7 %.

« Chômage et précarité : le choc du 1er janvier 2004 », titrait Le Monde, à la Une , le 30 décembre 2003. Un article où l’on peut lire que « 2004 sera une année dure pour les chômeurs et les précaires. Dès le 1er janvier, au moins 180 000 demandeurs d’emploi vont basculer en fin de droits en raison de l’application du plan de redressement de l’Unédic. Le même jour entrera en vigueur la réforme de l’ASS versée par l’État aux chômeurs qui ne sont plus indemnisés par le régime d’assurance chômage. Ce minimum social, qui concerne 372 000 personnes, sera désormais versé sur une durée limitée… »

Choc social… Les termes du quotidien du soir étaient particulièrement bien choisis. La réforme du régime d’assurance chômage conduisait alors à indemniser, dès 2004, moins de la moitié des chômeurs. De plus ces indemnités étaient souvent peu élevées : selon les statistiques de l’Unédic de juin 2003, 50 % des chômeurs perçoivent alors moins de 1 097 euros par mois, 10 % moins de 510 euros, et 5 % moins de 382 euros. À compter du 1er janvier 2004, les chômeurs qui relèvent désormais du RMI recevaient mensuellement 411,70 euros (pour une personne seule), et les « bénéficiaires » de l’ASS touchaient alors mensuellement 406,80 euros.

Lorsque François Fillon était ministre de l’Emploi et des Affaires sociales, le chômage a crû si rapidement que, contrairement à son intention, le gouvernement n’a finalement pas pu totalement renoncer au « traitement social » du chômage. Après le désastre électoral de la droite aux élections régionales de 2004, et face à l’inexorable montée du nombre de chômeurs, François Fillon s’en allait à l’Éducation nationale et c’est Jean-Louis Borloo qui s’installait aux commandes du ministère de l’Emploi et de la Cohésion sociale…

Par Patrick Salmon - Publié dans : Les ARTICLES de Patrick Salmon
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Recommander

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus