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  • : patricksalmon.over-blog.com Chômage, le FIASCO des politiques Balland Essai ; septembre 2006. Ancien directeur d'une agence locale pour l'emploi, Patrick Salmon est syndicaliste à l'ANPE. Contact auteur : patrick.salmon@cegetel.net
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Samedi 3 mai 2008 6 03 /05 /Mai /2008 21:28

Plus belle prise de l’ouverture sarkozienne, Martin Hirsch, l’ancien patron d’Emmaüs, se prend les pieds dans le tapis du Revenu de solidarité active. Et pas grand monde n’a envie de le relever. Que c’est beau un gouvernement uni.

La suite est à lire sur le site de Bakchich.info : http://www.bakchich.info/article3583.html

Par Patrick Salmon - Publié dans : Les actions de Martin HIRSCH
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Samedi 3 mai 2008 6 03 /05 /Mai /2008 21:16

Les partenaires sociaux seront reçus mardi prochain par la ministre de l'Economie et de l'Emploi Christine Lagarde, dans le cadre du projet de réforme de l'assurance-chômage qui doit notamment conduire aux renforcements des sanctions contre les chômeurs qui refuseraient deux offres "raisonnables" d'emploi.

Une première rencontre sur le sujet avait eu lieu à Bercy entre Mme Lagarde et les partenaires sociaux le 17 avril. La ministre recevra les partenaires sociaux à Bercy en présence du secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi Laurent Wauquiez mardi à partir de 14h15, a annoncé le gouvernement dans un communiqué diffusé vendredi.

La "méthode" et le "calendrier des chantiers 2008 dans le domaine de l'emploi", la "situation des régimes d'indemnisation du chômage" et la "définition de l'offre raisonnable d'emploi", seront notamment à l'ordre du jour selon le ministère de l'Economie.

Le 14 avril dernier, le journal "Les Echos" avait révélé que le gouvernement préparait un projet de texte prévoyant un renforcement des contrôles et des sanctions en direction des chômeurs, dans le cadre de la réforme de l'assurance-chômage et de la fusion ANPE-UNEDIC.

Selon le quotidien économique, le projet du gouvernement prévoit qu'un demandeur d'emploi, pendant les six premiers mois de chômage, devra accepter des offres conformes à "ses qualifications, son salaire, sa vie familiale".

Mais au-delà, le chômeur "devrait accepter tout emploi requérant moins de deux heures de transport par jour", même avec une baisse du montant de son salaire précédent pouvant aller jusqu'à 30%. Les sanctions tomberont après deux refus. Cette obligation ferait l'objet d'un "contrat" entre le demandeur d'emploi et l'assurance-chômage.

Le 15 avril, Laurent Wauquiez avait assuré que la réforme de l'assurance-chômage permettrait un "meilleur équilibre entre les droits et les devoirs" du chômeur, ajoutant que le gouvernement "ne lâchera pas" sur ce principe.

"Ce n'est pas mettre la pression sur le chômeur, c'est avoir un meilleur équilibre entre les droits et les devoirs", avait-il dit sur LCI. "Sur les modalités, on va en discuter avec les syndicats, mais sur le principe, on ne lâchera pas parce que je pense que c'est une question de justice sur notre politique de l'emploi", avait-il précisé.

Le secrétaire d'Etat avait expliqué qu'il y aurait pour les demandeurs d'emploi "plus de droits", avec notamment un accompagnement "sur mesure", contrairement à la période précédente où "on traitait les chômeurs comme des numéros" et aussi "plus de devoirs", comme "accepter des emplois quand ils sont raisonnables".

Par "raisonnable", il a défini le fait que l'offre d'emploi "correspond(e)" aux expériences antérieures et à la "formation" du chômeur, se situe "dans un bassin géographique" accessible et propose un "niveau de rémunération qui est à peu près dans la fourchette". AP

Par Patrick Salmon - Publié dans : La "modernisation" du marché du travail
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Samedi 3 mai 2008 6 03 /05 /Mai /2008 21:03

Travailler en Inde pour 320 mensuels, c'est ce que proposent deux annonces sur le site de l'ANPE.

Deux offres d'emploi, consultables sur le site Internet de l'ANPE depuis le 23 avril, commencent à défrayer la chronique. Et pour cause, les postes ne sont pas à pourvoir en France, mais à l'autre bout du monde.
A Pondichéry, exactement, ville côtière du sud-est de l'Inde située à quelque 9 000 km de Paris ! Bel exemple de mobilité géographique au moment où le gouvernement entend obliger les chômeurs à élargir le périmètre de leurs recherches d'emploi...

Les contrats proposés sont des CDI d'agent de maîtrise dans une entreprise de plus de 5 000 salariés spécialisée dans l'informatique. Est-elle indienne ou française ?

Invoquant la confidentialité, l'ANPE ne veut révéler ni le nom ni la nationalité du recruteur. Titulaires d'un BTS ou d'un DUT en informatique, les candidats peuvent être débutants à condition, toutefois, de parler anglais couramment. Rien que de très classique. Sauf que la rémunération, elle, est très « couleur locale » : entre 10 000 et 20 000 roupies par mois. Soit près de 320 €, soit 3 840 € par an...

Un salaire correct pour l'Inde, mais qui, forcément, est largement inférieur aux 20 000 € annuels auxquels, à qualification égale, un informaticien peut prétendre en France.

Des ingénieurs indiens plutôt sceptiques

« En tant que service public, nous avons l'obligation de publier toutes les offres que nous recevons dès lors qu'elles respectent les obligations légales du pays concerné », se défend-on à l'ANPE, avant d'ajouter que « si un cadre confirmé ne sera pas forcément intéressé par l'annonce, un jeune, lui, pourra être tenté par une expérience à l'étranger ».

Tout juste reconnaît-on que les candidats potentiels bénéficieront d'une couverture sociale « locale » et auront donc tout intérêt à négocier « certains avantages » avec leur futur employeur.

Il n'empêche, ces deux annonces ne laissent pas d'étonner, tant l'Inde, a priori, ne manque pas de main-d'oeuvre. Surtout, dans le secteur informatique dont l'industrie locale, à l'image du géant Infosys, s'est fait une spécialité . C'est pour cette raison que Barane Anandane, ingénieur indien qui partage son temps entre la France et Pondichéry, ne croit pas une seule seconde que cette offre émane d'une entreprise locale.

« Outre le fait qu'il est difficile, pour un étranger, d'obtenir un visa d'une durée de plus de six mois, estime cet Indien de 47 ans qui dirige une entreprise d'informatique, je suis persuadé que ces offres émanent d'un groupe français qui ne veut pas dire son nom. Pour la bonne et simple raison que ce type de profil, ça court les rues en Inde. C'est plutôt dans le hardware ou la programmation appliquée aux métiers des télécoms que le personnel manque. » Alors, qui veut délocaliser des travailleurs français à un prix super-discount ?


A écouter, sur le site de France Info, le reportage de Richard Place : "Quand l'ANPE propose un emploi sous payé en Inde"
http://www.france-info.com/spip.php?article130702&theme=9&sous_theme=44


Par Patrick Salmon - Publié dans : La "modernisation" du marché du travail
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Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /Mai /2008 18:23

Depuis ce vendredi, les employés du groupe Doux, premier volailler européen (notamment la marque Père Dodu), sont en grève. Ils protestent contre l'augmentation dérisoire proposée par la direction il y a deux semaines. L'équivalent de 4 euros mensuel: c'est tout ce qu'auront les 4 500 salariés qui, pour la plupart, ne gagnent pas plus que le smic.
...
La suite de l'article de Sabrine Kasbaoui est à lire sur Rue 89 :
http://www.rue89.com/2008/05/02/4-daugmentation-chez-doux-la-negociation-tourne-a-laigre

Par Patrick Salmon - Publié dans : Les REALITES du travail
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Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /Mai /2008 12:03

PARIS (AFP) — La pauvreté reste stable en France mais s'aggrave chez ceux qui sont touchés, tandis que le nombre de travailleurs pauvres augmente, selon le cinquième rapport de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (Onpes), rendu public mardi.

Ainsi, "la baisse du chômage ne s'accompagne pas en même temps de la baisse de la pauvreté", comme l'a reconnu la ministre du Logement Christine Boutin lors de la remise du rapport de l'Onpes, en présence du Haut Commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch.

La présidente de l'Onpes, Agnès de Fleurieu a souligné que "l'emploi ne permet pas toujours d'éviter la pauvreté".

En effet, en 2005, environ 1,7 million de personnes, soit 7% des travailleurs, occupent un emploi mais sont malgré tout dans un ménage dont le revenu est inférieur au seuil de pauvreté (817 euros mensuels pour une personne seule). Ils étaient 1,5 million en 2003.

En moyenne, selon l'Onpes, les travailleurs pauvres ont perçu 775 euros par mois au titre de leur activité, soit environ la moitié des revenus d'activité moyens de l'ensemble des travailleurs alors qu'une grande majorité d'entre eux (78%) occupent un emploi toute l'année, dont 21% ayant principalement un emploi à temps partiel.

Si le nombre d'allocataires des minima sociaux s'est stabilisé à 3,5 millions de personnes en 2006, l'Onpes signale que cette stabilisation ne doit pas cacher une aggravation de la situation financière des plus pauvres, notamment chez les personnes âgées isolées, les familles monoparentales et les jeunes en recherche d'emploi.

Ainsi, l'écart entre le niveau de vie médian des ménages pauvres et le seuil de pauvreté s'accroît depuis 2002, ce qui signifie que la pauvreté est "plus profonde" selon le rapport. En 2005, une personne pauvre sur deux avait un niveau de vie inférieur à 669 euros par mois.

S'appuyant sur les conclusions de ce rapport sur la situation française, Mme Boutin a par ailleurs indiqué que la lutte contre la pauvreté serait le thème de la réunion des ministres "qui suivra immédiatement la Table ronde européenne", quand la France aura pris la présidence de l'UE, à partir du 1er juillet.

"C'est la première fois que cette question sera portée au niveau ministériel. Il s'agira de poursuivre à l'échelle de l'Union européenne, un objectif chiffré de réduction de la pauvreté", a-t-elle conclu.

Par Patrick Salmon - Publié dans : Les actions de Martin HIRSCH
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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /Mai /2008 12:47
Depuis près de soixante-dix ans, l’entreprise Duralex, basée à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret) est l’un des principaux fournisseurs de verres, d’assiettes et saladiers destinés aux collectivités.

L’usine, qui présente un passif évalué à 22 millions d’euros et emploie 240 personnes, a été contrainte au dépôt de bilan. Si l’activité est assurée jusqu’au 25 juillet, le tribunal de commerce d’Orléans a prononcé la liquidation judiciaire de l’entreprise.

Les repreneurs ont néanmoins jusqu’au 3 juin pour se faire connaître et continuer l’histoire de cette vaisselle si chère aux écoliers. Créé en 1939, ce verre résistant aux chocs faisait le bonheur des enfants qui ont, un jour, eu la joie de chahuter sur les bancs des cantines, à jouer à « quel âge as-tu ? ». Et pour l’aîné, une corvée de broc en prime ! Pour la légende, les fameux petits numéros inscrits sous les verres, de 1 à 48, correspondaient en fait aux numéros des fours dans lesquels ils étaient cuits. En juillet 2007, l’usine Duralex de Rive-de-Gier (Loire) avait déjà fermée.

Par Patrick Salmon - Publié dans : Plans sociaux et licenciements massifs
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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /Mai /2008 12:43

Le groupe alsacien doit présenter aujourd'hui ses comptes devant le tribunal de commerce de Paris. Le premier pas vers un dépôt de bilan. La justice devrait statuer en début de semaine prochaine.

La fête du travail aura un goût amer en Alsace. La Fédération CGT du textile et de l'habillement a appelé hier à la mobilisation ce 1er mai « pour la sauvegarde de l'emploi dans l'est de la France », où plus d'un millier de postes sont menacés. « Un désastre industriel », selon elle. Le couperet est en effet tombé hier pour DMC. Comme attendu (« Les Echos » du 29 avril), le groupe de textile, ancien leader français, doit aller aujourd'hui au tribunal de commerce de Paris pour faire part de ses problèmes de trésorerie. Le premier pas avant un probable dépôt de bilan. L'annonce en a été confirmée hier par le nouveau dirigeant du groupe, François Demoulin, lors des comités centraux des différentes entités de DMC à Illzach en Alsace.

« Difficultés de trésorerie »

« Le groupe est confronté à d'importantes difficultés de trésorerie et nous sommes contraints d'aller devant le tribunal de commerce, seule solution pour rechercher les moyens de donner toutes leurs chances aux différentes sociétés du groupe », a indiqué François Demoulin, qui préside le directoire depuis février. Un recul significatif du chiffre d'affaires sur le début 2008 aurait accéléré cette décision, au vu de l'environnement économique. En 2007, les ventes avaient déjà baissé de 19 %, à 145 millions d'euros. Le montant des pertes n'est, lui, pas connu.

Une audience est attendue lundi au tribunal de commerce pour décider de l'avenir des trois pôles du groupe, DMC Tissus (sportswear), DMC SA (arts du fil, broderie...) et celui de ses magasins Loisirs et Créations (fils, perles...). Pour chacun, le juge devra choisir entre la conciliation, la procédure de sauvegarde, le redressement judiciaire ou la liquidation s'il n'y a plus rien à sauver. L'activité DMC SA, qui est restée longtemps profitable, semble la moins menacée.

Le plan social signé en mars, qui prévoyait 204 suppressions de postes et la fermeture fin juin de l'unité de tissage de Logelbach, est suspendu. « Nous sommes indignés et inquiets, dit un élu CGT, car il va falloir encore attendre et rester dans l'incertitude. » Des salariés qui semblent résignés, alors que leur groupe a connu plan social sur plan social depuis vingt ans. En Bourse, DMC ne vaut plus que 24 millions d'euros, 50 fois moins qu'il y a quinze ans.

DOMINIQUE CHAPUIS
Par Patrick Salmon - Publié dans : Plans sociaux et licenciements massifs
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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /Mai /2008 12:28

Le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 8.200 en mars (+0,4 %), selon les données publiées hier soir par le ministère de l'Emploi. C'est la deuxième fois depuis le début de l'année. Toutes les catégories de chômeurs sont touchées.

L'évolution du nombre de demandeurs d'emploi au mois le mois semble donner raison à l'Insee, qui table sur une stabilisation du chômage jusqu'à l'été. Après une hausse en janvier (+13.200), compensée par une baisse de même ampleur en février (-13.700), le gouvernement a fait face à une légère remontée du chômage en mars, frappant quelque 8.200 personnes, selon les données publiées hier par le ministère de l'Emploi. En mars, le nombre de demandeurs d'emploi immédiatement disponibles et à la recherche d'un emploi à temps plein (catégorie 1) s'est ainsi accru de 0,4 %. Cette hausse suffit à faire repasser leur nombre au-dessus de la barre de 1,9 million. Encore faut-il rappeler que ce chiffre, commenté chaque mois, ne représente pas plus de la moitié des chômeurs réellement inscrits à l'ANPE (3,85 millions au total). Toutes les catégories de chômeurs sont touchées, au premier rang desquels les jeunes (+1,1 %) et les seniors (+0,6 %). Après plusieurs mois de baisse, le nombre de chômeurs de longue durée repart, lui aussi, à la hausse (+0,7 %).

Il faudra attendre le 5 juin pour connaître le taux de chômage du premier trimestre. Mais, sauf surprise, il devrait égaler, ou dépasser de 0,1 point, celui de la fin de l'année 2007 (7,5 %). Ces chiffres ont beau être conformes aux prévisions, ils ne font pas l'affaire du gouvernement, qui a fait de la bataille pour l'emploi l'une de ses priorités. Plus fréquents, les soubresauts du chômage rendent ainsi un peu moins lisible la baisse observée depuis presque trois ans. Comble de malchance, ce ralentissement intervient alors que les premières réformes structurelles (fusion ANPE-Assedic, réforme des contrats de travail) ont été lancées. Leur efficacité devrait pâtir, au moins à court terme, du fléchissement de la croissance mondiale. Cette baisse « intervient dans un environnement économique international difficile, avec la poursuite de la hausse du prix du pétrole et du cours de l'euro », a d'ailleurs fait valoir Christine Lagarde, ministre de l'Economie et de l'Emploi, hier.

Moins de créations d'emplois

Pour l'heure, c'est donc le ralentissement des créations d'emplois, moins nombreuses en 2008 qu'en 2007, qui domine la tendance. Les offres déposées à l'ANPE se sont ainsi réduites de 5,7 % en l'espace d'un mois. Longtemps moteur de l'emploi, le secteur de l'intérim a désormais tendance à déstabiliser le marché du travail. La remontée du chômage en mars s'explique ainsi, de manière quasi intégrale, par la décrue de l'emploi intérimaire (-1,1 % depuis un an). Si l'on exclut les chômeurs ayant exercé une activité réduite, le nombre de demandeurs d'emploi est ainsi resté stable au cours du mois : le total de l'ensemble des chômeurs de catégories 1, 2 et 3, qui se rapproche le plus du taux de chômage au sens du BIT, s'est même réduit de 400.

LUCIE ROBEQUAIN
Par Patrick Salmon - Publié dans : Données et opinions sur l'EMPLOI et le CHOMAGE
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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /Mai /2008 12:14
LE MONDE ECONOMIE | 21.04.08 | 17h38
 
Le compte à rebours débute le 6 mai, date à laquelle Christine Lagarde, ministre de l'économie, et Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat chargé de l'emploi, ouvriront les négociations officielles avec les partenaires sociaux sur la convention de l'assurance-chômage - comprenez les nouvelles règles d'indemnisation des demandeurs d'emploi. Tout doit être réglé pour le 31 décembre.

 

Huit mois y suffiront-ils ? Pas évident, tant le dossier est délicat. On sait déjà qu'il s'agira de définir les conditions de contrôle et de sanction des chômeurs qui n'auront pas retrouvé de travail au bout de six mois : pourront-ils refuser une offre valable d'emploi (OVE), OVE dont la définition précise reste d'ailleurs à élaborer ? Il faudra aussi, comme l'a indiqué Mme Lagarde le 17 avril, mettre sur la table la question de la dispense de recherche d'emploi (DRE) accordée aux chômeurs de 57 ans et demi et plus, qu'elle souhaite lever.

De leur côté - et c'est une mini-révolution -, les syndicats (CFDT, CFTC notamment) et le Medef planchent sur l'idée d'une filière unique d'indemnisation. Aujourd'hui, quatre filières existent, qui conditionnent la durée du versement des allocations au nombre de mois travaillés. Ce système conduit à des aberrations liées aux effets de seuil. Ainsi, une personne qui a travaillé douze mois sur les vingt derniers, bénéficie de douze mois d'indemnisation. Mais une autre qui aura simplement travaillé onze mois et demi ne bénéficiera - à quinze jours près - que de sept mois d'indemnisation. "On souhaite réfléchir à une harmonisation par le haut avec une durée d'indemnisation la plus élevée possible (vingt-quatre mois), explique Séverin Prené, secrétaire confédéral CFDT. Tout en faisant attention au cas des plus de 50 ans, qui pourraient obtenir une prolongation si nécessaire." Du côté du gouvernement, l'objectif est de pousser à un retour au travail le plus rapide possible. "Il y a clairement deux logiques qui s'opposent, constate M. Prené. La nôtre vise à une mutualisation des risques, celle du gouvernement à une individualisation." Impossible de savoir aujourd'hui où la barre sera placée.

M.-B. B.
Article paru dans l'édition du 22.04.08
Par Patrick Salmon - Publié dans : L'assurance chômage : négociations et évolution
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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /Mai /2008 12:07

Révolue l'époque de la baisse du chômage? Les bons résultats marquent un coup d'arrêt en mars, où le nombre d'inscrit à l'ANPE a augmenté de 0,4%. Une mauvaise nouvelle pour les ministres, Christine Lagarde en tête, engagés dans la réforme de l'Unedic.

 

"Le nombre de demandeurs d’emploi en mars est pratiquement stable", assure Christine Lagarde. La prudence de la ministre de l’Economie masque pourtant mal l’inquiétude du gouvernement.

Les chiffres publiés par l’ANPE et la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) le 29 avril ne sont pas bons: avec 8200 nouveaux inscrits en mars en catégorie 1 (personnes sans emploi immédiatement disponibles, à la recherche d'un contrat à durée indéterminée) soit 0,4% de plus que le mois précédent, la barre des 1,9 millions de chômeurs est franchie. Une remontée du taux de chômage n’est plus exclue. Et les bons résultats enregistrés depuis trois ans marquent un coup d’arrêt.

Un tel retournement traduit l’état de la conjoncture. Les offres d’emploi se raréfient : le nombre des annonces déposées à l’ANPE s’est réduit de 5,7% en un mois. Même l’emploi intérimaire, longtemps dynamique, diminue: il a baissé de 1,1% en un an. Globalement, toutes les catégories de chômeurs gagnent en effectif, les jeunes (+1,1%) et les seniors (+0,6%) en tête.

Le taux de chômage définitif du premier trimestre sera connu le 5 juin. Il devrait confirmer la tendance et l’embarras du gouvernement. La dégradation du marché du travail tombe, en effet, en pleine réforme du service public de l’emploi (fusion ANPE-Assedic) et alors que démarrent, le 6 mai, les négociations autour du régime d’assurance-chômage. Le 24 avril déjà, jour de son interview télévisée, Nicolas Sarkozy avait été informé de la mauvaise nouvelle. Il avait préféré la taire.
Julie Joly

Par Patrick Salmon - Publié dans : Données et opinions sur l'EMPLOI et le CHOMAGE
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